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La Gay Pride, c'est partiL'édition 2000 des manifestations d'affirmation de la fierté homosexuelle a débuté dès le 27 mai par des marches hautes en couleur dans les rues de Rouen et d'Angers. Elle se poursuivra tout au long du mois et débordera même sur le début du mois de juillet (calendrier). Comme tous les ans depuis 1994, l'équipe de la France Gaie et Lesbienne rendra compte de ces événements de visibilité homosexuelle. Consultez notre dossier spécial qui vous propose :
Difficultés d'organisationMettre sur pied ces manifestations qui rassemblent plusieurs milliers de participants n'est pas une sinécure. Le succès des LGP se heurte parfois au bon vouloir des municipalités. Courant mars, Gelem rencontrait des problèmes avec la ville de Toulouse (nos infos), fin mai, c'est l'association de Lyon qui avait des difficultés avec les services de la capitale des Gaule. Dans une pétition lancée pour fustiger l'attitude intransigeante de la mairie, Patrice Kowalsky, président de la LGP ne mâche pas ses mots. Il dénonce le trajet qu'on lui impose, qu'il juge «réduit à une peau de chagrin» et même «manifestement dangereux», car l'an dernier sur le même parcours les manifestants ont essuyé des jets de bouteille provenant de terrasses de cafés en bordure du parcours. Jean-François Mermet, adjoint de Raymond Barre chargé de la sécurité et de la police, a balayé ces objections au cours d'un entretien qu'il a accordé à la France Gaie et Lesbienne. «Comme chaque année, on reconduit la même formation, qui donne satisfaction en général. Elle traverse le coeur de la ville et ne perturbe pas la vie économique». Le maître mot est laché, comme à Toulouse, la visibilité de la Gay Pride dérange. ConfiscationLes marseillais se heurtent à d'autres difficultés pour préparer leur Lesbian & Gay Pride. Des associations se plaignent qu'elle a perdu depuis 1996 «son côté militant, associatif, non organisé, non mercantile, et où règnait la joie, la bonne humeur, l'amateurisme et la conscience politique». L'organisation des événements de la fierté gaie et lesbienne a été confisquée par une coterie qui, derrière une façade consensuelle, impose ses choix, plus préoccupée par son tiroir caisse que de représentativité. Certes, les fêtes organisées à l'occasion de la Gay Pride marseillaise attirent un public qui s'accroit d'année en année, mais il ne faut pas y voir autre chose que le simple succès d'une entreprise opportuniste. Les fêtards qui ravent dans la nuit marseillaise sont bien peu à avoir manifesté l'après-midi sur la Canebière. Cette situation, dont nous nous sommes déjà fait l'écho, devient de plus en plus pesante pour bon nombre d'acteurs de la vie marseillaise. La marmite est prête à exploser, certains ont failli en venir aux mains ! Une pétition pour une LGP plus démocratique circule depuis quelques semaines. Elle a été signée par 76 individus ou associations qui réclament que «l'organisation de cette Marche [soit] le fait d'une coordination représentative des homosexuels et des lesbiennes de Marseille». Les prochaines réunions inter-associatives promettent d'être animées. |
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